lundi 25 février 2008

Boutique de vêtements pour enfants

Tout à l'heure sur Lake Avenue, nous nous sommes arrêtés devant la vitrine de quelques boutiques dont deux pour les vêtements pour enfants. Le prétexte était de chercher quelque chose pour ma nièce ou pour ma cousine.

Des jupes minuscules, des robes de toutes les couleurs, des chaussures pour les petits pieds, des barrettes. Nous nous sommes émerveillés pour une chose puis pour une autre. Tout semblait tellement joli. Devant toutes ces choses, nous ne pouvions que nous poser la questions dans notre tête "Quand viendra notre tour ?". Mais chacun se réserve bien d'avouer de telle question devant l'autre. Une question abordée tellement de fois mais qui n'a invariablement qu'une seule réponse depuis que nous sommes ensemble "Pas maintenant"!

Je rêve des petits pieds à croquer, des petits ventres à chatouiller, des petits mains à tenir, des petites frimousses à embrasser. Je rêve d'une petite fille à qui je chanterais de douces berceuses et à qui je couderais de jolies robes. Je rêve d'un petit garçon à qui je lirais des histoires de dragon et de chevalier et à qui je tricoterais des pulls en laine bleue.

Et puis ton mail de tout à l'heure avec une photo des pyjamas que nous avons choisis pour ma nièce. Une seule phrase. Elle sonne comme un aveu, comme une confidence. Une certitude dans notre vie incertaine. Je sais que nous aurons des enfants ensemble, pas autant de bébés que je rêvais enfant mais cela n'a aucune importance. Un enfant de nous deux, c'est l'essentiel. Le reste n'est que des futilités.

jeudi 21 février 2008

Te regarder dormir

D'abord tu mets ta couette jusqu'au cou à bien couvrir tout ton corps. Tu as cette position préférée, tu t'allonges sur le dos avec ton bras gauche ouvert pour que je puisse m'y blottir avec ton bras droit posé sur mon dos. Dans la nuit, tes jambes nouées aux miennes tressautent et me réveillent complètement surprise. La surprise se dissipe au fur et à mesure de l'écoute de ta respiration.

Allongée sur le côté, ma tête dans une main, je te regarde dormir paisiblement. Tu as toujours eu cette facilité à t'endormir rapidement alors qu'il me faut des minutes et des minutes pour y arriver. Au moment de nous coucher,nous nous embarquons comme toujours dans une discussion qui finit souvent par un monologue. Car tu t'endors bien avant moi !

J'essaie parfois de deviner tes pensées ou tes rêves en caressant tes cheveux, en caressant les contours de ton visage. En supposant que chaque parcelle de ton corps pourrait me délivrer un secret ou une chose de toi que je ne connais pas encore. Je me dis que j'ai beaucoup de chance de t'avoir rencontré et d'être autant aimée de toi. Je ne me lasse jamais de te regarder dormir si paisiblement.

Je sais que tu en fais autant le matin - car si je n'arrive pas à m'endormir le soir, je n'arrive pas à me réveiller le matin non plus - donc cela te laisse tout le temps nécessaire pour m'observer.

mercredi 20 février 2008

Ces petits riens

Tu viens de partir en me laissant seule. Je ne suis pas triste puisque je sais que je serai à nouveau dans tes bras ce soir.

J'aime ces petits riens que nous passons ensemble. Le matin autour d'un petit déjeuner que je te prépare avec amour. Hier des oeufs avec du bacon, aujourd'hui des pancakes au sirop d'érable. Je te regarde déguster mes petites oeuvres culinaires et j'ai envie de te garder pour moi seule toute la journée. Le soir à peine que tu es entré que je me précipite dans tes bras. Ton visage porte la fraîcheur de dehors que j'essaie de réchauffer avec mes petits baisers. J'aime ces petits instants où les mots sont inutiles car je ressens davantage encore ton amour dans ces silences.

J'aime ces petits rien que nous vivons ensemble. Je m'étale sur le canapé avec les pieds sur tes jambes lorsque nous regardons la Tv. Ou encore comme hier, je pose ma tête sur tes genoux. Le soir dans le lit, tu te glisses derrière moi pour me sussurer des doux mots au creux de mon oreille. Le matin, ta tendresse qui fait durer la douche plus que raison. J'aime ces petits instants anodins mais qui font de nous un couple. Un vrai couple.

Tu viens de partir en me laissant seule avec ton parfum. Je ne suis pas mélancolique puisque je sais que nous aurons nos petits riens encore ce soir à ton retour.

lundi 18 février 2008

Capuccino from Starbucks

Tu connais ma préférence pour cette enseigne que je fréquente souvent aussi bien à Paris qu'à Los Angeles. Je dirai que c'est encore plus fréquent à Los Angeles car il y en a plusieurs dans une même rue et je ne résiste pas à l'appel d'un Strawberry & Cream. Mais ce que je ne savais pas, c'est que tu es devenu aussi dépendant que moi !

Un capuccino Venti pour démarrer ta journée ! C'est drôle quand je pense que tu reprochais aux Américains de ne pas savoir faire du bon café. Pire tu disais que le café de Starbucks était du faux café ! Aujourd'hui tu étais en manque dès le réveil.

D'ailleurs tu ne jures que par leur capuccino. Hier tu as essayé le capuccino d'une autre enseigne et tu as fait une grimace sans nom pestant de ne pas avoir ta boisson favorite habituelle. Finalement nous sommes en train de devenir accro !

J'aime ces quelques instants que nous partageons ensemble autour d'une boisson. Ce n'est pas grand chose mais ce sont des petits instants de bonheurs. Du bonheur à l'état brut que seuls toi et moi pouvons savourer.

vendredi 15 février 2008

Saint Valentin

J'étais tellement impatiente d'être ce jour. Certains disent que c'est purement commercial. D'autres trouvent que c'est un jour ordinaire. Personnellement j'aime l'idée d'un jour où tous les amoureux de la terre se déclarent. Un jour où tout le monde est connecté par l'amour. Si j'étais impatiente d'être ce jour, ce n'était pas uniquement pour la fête des amoureux. C'est surtout parce que j'allais enfin pouvoir me blottir à nouveau dans tes bras.

Plus de 16h après avoir quitté CDG, j'étais à LAX. Avant j'ai dû m'arrêter pour quelques heures à Washington, une escale qui me rendait fébrile et impatiente. J'ai vu des amoureux dans l'avion, dans l'aéroport, à la Tv ... je ne les enviais pas, je ne les jalousais pas, je ne les maudissais pas. Je me disais tout simplement "moi aussi dans quelques heures"!

En haut de l'escalator, je t'ai cherché. Mes yeux et tes yeux se sont rencontrés comme par magie. J'ai vu ton sourire éclatant et je t'ai souri malgré la fatigue et malgré l'épuisement. J'étais à nouveau dans tes bras et plus rien ne pouvait m'atteindre. Plus rien excepté ton amour et notre bonheur.

Hier a été la plus belle Saint Valentin de toute ma courte existence sur cette terre.

Je t'aime tellement.

dimanche 10 février 2008

L'accro-branche

Je ne suis pas une sportive, même pas une sportive de dimanche! Je n'aime ni courir, ni suer, ni pédaler, ni nager. Sachant tout ça, j'ai osé aller à l'accro-branche avec toi et avec ma famille. Quelle folie !

Mes baskets étaient bien blanches. Une chose tout à fait normale pour une non-sportive. Au premier arbre, je n'avais pas assez pris d'élan et j'étais coincée accrochée à la corde entre deux arbres à deux mètres du sol. Coincée en plein milieu ne pouvant ni avancer ni reculer. Complètement hilare à cause de la situation mais incapable de te rejoindre à l'autre arbre. Tu as dû venir me chercher et me tirer comme on peut tirer un boulet !

A quelques arbres plus tard, j'ai appris qu'il ne fallait pas hésiter à prendre de l'élan. Résultat, je n'ai pas freiné suffisamment sur une poulie et les autres m'ont vue m'écraser comme une crêpe sur un matelas. J'ai eu mal à la cheville et j'ai dû vous abandonner. Tu étais inquiet pour moi mais je t'ai rassuré. Toi, tu étais heureux comme un singe à grimper, à te déplacer d'un arbre à un autre, à t'accrocher dans des filets.

Je vous ai attendus en bas durant tout l'après-midi tout en t'admirant dans les arbres. Des journées comme celle-là sont bien rares pour que je les oublie car même si je n'ai pas pu la savourer entièrement avec toi, je l'ai vraiment appréciée. Parce que tu étais heureux et parce que tu avais ton sourire craquant des jours ensoleillés.

La lessive "rose"

Il y a quelques jours, j'ai eu une surprise de taille quand j'ai sorti le linge de la machine à laver. Le linge blanc est ressorti tout orange et je me suis souvenu de cette lessive rose que tu avais faite un jour à Cachan. Avec le sourire.

Notre technique pour faire nos lessives était très simple, nous emmenions tout le linge à laver dans un grand sac. Une fois arrivés à la laverie, nous nous dépêchions de le mettre dans une machine libre. Elles étaient rarement libres de plus de quelques minutes. Donc après avoir mis lessive et linge, nous attendions sagement la fin - en ayant les écouteurs hurlant de musique dans les oreilles- pour faire sécher tout ce tas de fringues dans le sèche-linge. Habituellement malgré le mélange entre les couleurs et les blancs, chaque vêtement ressortait dans sa couleur d'origine.

Un jour un foulard rouge s'est glissé sournoisement dans le sac du linge sale. Un foulard à moi. Lorsque la machine est finie, j'ai vu mes T-shirts blancs, ma jupe blanche, mes chaussettes blanches. Tout ce qui était blanc était devenu rose pâle. J'étais en colère, rouge de colère pour être exact! J'ai fini par rire mais avant tu as dû m'offrir de nouveaux T-shirts blancs. Je me souviens de t'avoir dit que moi, je n'aurais jamais fait cette faute mais aujourd'hui, je me rends compte que je ne suis plus douée que toi dans cette tâche.

La vie à deux, c'est aussi des lessives qui virent au rose pâle. En attendant, j'ai des fringues "orange"et je sens que c'est toi qui vas rire!

mercredi 6 février 2008

Les trains

Nous avons une relation houleuse avec la SNCF. Nous avons beau savoir les horaires de nos trains, nous arrivons toujours trop juste à la gare. Juste quelques minutes avant le départ, ce qui nous a valu quelques ratés parfois.

Pour une réunion familiale dans la Marne, nous avons dû prendre un train pour Châlons-en-Champagne. Pour une fois, nous étions très en avance malgré l'heure matinale et nous avons voulu faire une blague. A l'autre bout du fil, on l'a moyennement appréciée mais a fini par rire.

Un rire qui n'a pas duré longtemps pour nous.Le train se lançait sans incident avec quelques minutes d'avance par rapport à l'horaire indiqué sur notre billet. Plus préoccupée par l'éventuelle sieste, j'ai écouté d'une oreille distraite la litanie des gares. Soudain inquiète, je t'ai rapporté que je n'avais pas entendu le nom de notre gare. Toi, imperturbable, me faisait remarquer que Châlons-en-Champagne était une tellement petite gare qu'elle ne méritait pas d'être citée.

Après une brève explication aves les contrôleurs, nous avons appris que si le train passait bien par Châlons mais qu'en revanche il ne s'y arrêtait pas. Non seulement nous avons dû payer le supplément de billet jusqu'à Nancy mais de plus nous avons dû acheter un billet Nancy-Châlons-en-Champagne. La première garde desservie par notre train étant Nancy.

A l'autre bout du fil, on a ri aux éclats de notre nouvelle mésaventure avec le train. Surtout qu'en fait, le train dans lequel nous aurions dû monter était à quelques pas, de l'autre côté du quai à la gare de l'Est et il partait juste quelques minutes après pour Strasbourg. Cette anecdote ne nous a pas du tout réconcilié avec la SNCF et elle nous a fait une sacrée réputation auprès des autres!

lundi 4 février 2008

Le rosier

Un jour, on m'a offert un rosier. Un rosier en miniature. Je n'ai pas la main verte, vraiment pas. Au début, je l'a arrosé tous les jours minutieusement. J'en ai pris grand soin. Puis j'ai commencé à lui donner de l'eau à la menthe, du coca. Je lui donnais tout ce que je buvais parce que je pensais que ce qui était bon pour moi était bon également pour la plante. Le résultat ne s'est pas fait attendre, il est mort en quelques jours.

Tu t'es moqué de moi en me taquinant. Par défi, je t'ai offert un rosier en espérant que le tien durerait encore moins longtemps que moi. Quelle bêtise. Quel cuisant échec. Non seulement il s'est avéré que tu avais la main d'un martien mais de plus, ton rosier était beaucoup plus beau.

Ton rosier n'a malheureusement pas duré. Il n'a pas supporté l'air de la fac et l'air de Paris. Mais je dois avouer que le tien a survécu plusieurs mois de plus que le mien. Par la même occasion,j'ai découvert que tu savais entretenir des plantes. Tu as plus d'un tour dans le sac et j'adore découvrir les inédits de chez toi.

samedi 2 février 2008

Garden party

Pour notre premier rendez-vous, ce n'était ni niais ni formel. Nous étions conviés à une garden party. Nous avions le projet de partir en voyage ensemble. Toi parce que tu avais envie de découvrir un nouveau pays. Moi parce que j'avais envie de retourner dans mon pays d'origine. Ce garden party à l'ambassade du pays du matin clair était une occasion de montrer une petite facette de mon pays.

En franchissant ce seuil, tu entrais dans un monde jusqu'alors inconnu pour toi et je redécouvrais mes anciennes habitudes. Les odeurs exquises, les sons familiers, les regards de connivence et de bienveillance. Je n'étais pas pour une fois l'objet curieux qu'on dissèquait. J'étais au milieu de mes semblables. Toi par contre, tu sortais de la foule avec tes yeux bleus et ta grande taille.

Tu aimes te souvenir de l'épisode de la tache sur mon pull. Parce qu'il aurait pu être un moment de dérapage. Mais à l'époque, nous n'étions que deux "futurs compagnons de voyage". Rien de plus en apparence. Dans mon coeur et dans ma tête, les choses n'étaient pas aussi simples et aussi claires. Mais en apparence, rien de plus.

Malheureusement nous ne sommes jamais allés dans ce beau pays ensemble après cette garden party. J'y suis allée seule deux fois. Mais un jour, je sais que nous irons ensemble. Nous ne serons plus deux mais trois ou quatre. Et tu me rappelleras encore de cet épisode de tache sur mon pull durant notre premier rendez-vous.

vendredi 1 février 2008

Ton dernier cadeau de Noël

Ton dernier cadeau de Noël pour moi ferait la joie de tous les geeks du monde entier. A priori on pourrait croire qu'il n'est pas un cadeau romantique. Et pourtant au quotidien, je me rends compte qu'il l'est réellement malgré l'étiquette du gadget high tech qu'on lui colle.

Ce cadeau me relie à toi chaque instant de la journée et de la nuit. De ces instants que je vis sans toi mais que je peux partager avec toi. Tu es loin de moi et pourtant tu vois et participes à mes dîners avec nos amis, mes sorties avec mes amies, mes occupations de la journée.

Ecrire un mail dans le bus ou dans le métro. Recevoir la réponse immédiatement comme si on s'envoyait des sms. Echanger comme si les milliers de kilomètres entre nous n'existaient pas, comme s'il n'y avait plus de décalage horaire entre L.A et Paris. Se donner des rdv express sur skype.

Ecouter les chansons que tu aimes pour m'imprégner de toi. Noter soigneusement celles que j'aime et que je veux te faire découvrir.

Prendre des photos des gens que tu connais. Te les envoyer directement. Regarder les photos de nous deux pendant les moments de cafards pour combler ton absence. Me souvenir des moments merveilleux et de ton sourire craquant pour ne pas me laisser aller.

Merci pour ce merveilleux cadeau de Noël romantico-high tech. Merci pour mon iPhone.