jeudi 31 janvier 2008

The Golden Gate Bridge

Il pleuvait de fines gouttes ce matin-là. Le chemin à parcourir longeait l'océan. Des petites maisons aux couleurs pastel. Des restes de décorations de Noël. Nous étions sans doute les deux seuls touristes téméraires pour rejoindre à pied the Golden Gate Bridge.

Le site consulté nous avait indiqué qu'aucun bus ne desservait ce coin le plus touristique de San Francisco et qu'une heure suffisait pour l'atteindre. Alors après un bon petit-déjeuner chez Boudin, nous avons fait la longue marche. Tantôt rieurs, tantôt boudeuse. Tantôt heureux d'être ensemble malgré la pluie, tantôt se querellant comme des chiffonniers.

Plus nous avançions, moins nous n'apercevions ce pont rouge. J'étais comme toujours impatiente et grognonne. Toi, tu aimes marcher. Moi, je déteste marcher. Pourtant nous y sommes arrivés avec plus de temps que prévu. Fatigués certes mais heureux de l'avoir fait. Trempés par la pluie californienne mais heureux de pouvoir partager ce moment.

Il y avait foule sur the Golden Gate Bridge malgré la pluie alors que nous n'avions rencontré personne sur notre chemin. Et surtout des bus y passaient fréquemment. Téméraires mais pas complètement fous, nous avons pris le bus pour rejoindre la ville.

Les séparés

Par un beau jour d'été, tu as eu le coup de foudre pour cette chanson de Julien Clerc. Je n'ai jamais bien su comment tu es tombé sur ce poéme de Marceline Desbordes-Valmore mais il a su te toucher. Tu me l'as fait écouter tout de suite, décidé à me faire partager le temps d'une chanson ce petit frémissement dans ton coeur.

Tu me surprends de temps en temps. Toi qui as toujours le nez dans les gros volumes de mathématiques, tu sais aussi feuilleter des recueils de poémes le temps d'apprécier les vers d'un autre temps. Souvent secrètement comme si tu faisais une infidelité à ta maîtresse dévoreuse.

Depuis que tu es parti, j'écoute souvent cette chanson. Ma version préférée n'est pas celle chantée par Julien Clerc mais celle murmurée par l'enfant terrible de la chanson française Benjamin Biolay. Mais je ressens toujours le même frémissement dans mon petit coeur.



"N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !

N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas !

N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas !

N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
N'écris pas !"

lundi 28 janvier 2008

Mon coeur

Mon cœur s’emballe quand j’entends le son de ta voix.
Je connais la moindre de tes intonations joyeuses.
Tes rares silences me font souffrir.
Ton accent lorrain me fait rire.

Mon cœur s’accélère quand je te vois.
Je reconnais ta longue silhouette au milieu toutes.
Tes jambes interminables font le double de mes pas.
Tes grandes mains emprisonnent facilement mes mains.

Mon cœur bat la chamade quand mes yeux rencontrent les tiens.
Les miens sont d’un marron foncé presque noirs.
Les tiens sont d’une couleur indéfinissable qui varie selon la lumière du jour.
Mais j’ai aimé le bleu de la première fois.

Mon cœur, ton cœur pour une éternité.

Lyon

Il y a quelques jours, une Lyonnaise chère à mes yeux est venue chez nous et j'ai pensé à notre unique week end dans cette ville. Tu as aimé Lyon au premier regard malgré la fatigue. Nous avions passé de longues heures dans la voiture de mon frère pour rejoindre mes autres frères à Lyon. Un week end avec ma famille.

Le quartier où habitent E & C ressemble au Sud d'après toi. Les maisons, la couleur, l'ambiance. Tu étais fasciné par cette ville où tu trouvais Paris en plus petit avec moins de stress. Tes yeux ont évidemment eu le coup de foudre pour le tram lyonnais qui est plus lent que celui de Paris. On est dans le Sud ou pas.

La vieille ville. Le resto ou encore le bouchon. La bonne humeur des uns et des autres. Le soleil. Un week end heureux trop rarement vécu ensemble. Tu avais envie de t'y installer avec moi pour quelques années parce que la montagne et la mer n'y sont pas loin. Parce que tu t'y vois aller travailler en tram ou vélo. Parce que nous pourrions y vivre comme si nous étions en vacances.

Paris, Lyon, Grenoble, Toulouse, Pau, Lille. Au Sud avec le soleil ou dans le Nord avec la grisaille. Quelle que soit la ville où tu voudras travailler, je te suivrai.

vendredi 18 janvier 2008

100 jours, 200 jours, 300 jours ...

A nos débuts, toute occasion était bonne pour célèbrer notre Amour.

Nous avons fêté nos 100 premiers jours ensemble. 100 premiers jours exceptionnels avec ton sourire craquant et tes baisers enflammés. 100 jours, tu aurais aimé m'envoyer 100 roses comme te l'avait conseillé un ami. Mais j'ai eu la chance d'avoir un magnifique parfum Chanel pour immortaliser nos 100 jours.

J'ai attendu la date du 200 ème jour ! 200 jours avec toi en jouant avec nos emplois du temps chargés. Des heures à passer dans les transports entre les RER et les bus pour mieux savourer les petits instants. Quelques minutes grappillées à droite et à gauche pour rester toujours accrochés l'un à l'autre. Chaque instant passé sans toi me semblait terne. Le même parfum Chanel.

Les 300 jours sont passés à une vitesse incroyable. J'ai déménagé tout mon désordre chez toi. Tu as accepté avec patience tous mes caprices. Nous avons appris à vivre ensemble. Nous avons préparé nos fiançailles en grande pompe. Tu as été adorable avec ton joli sourire craquant. Moi je t'aimais comme je t'admirais. Chanel m'a encore accompagnée, doux et fleuri.

Aujourd'hui, nous nous aimons depuis 2274 jours. (j'ai dû prendre un appareil pour calculer ces jours !)

Tu veux que je te dise …

Tu veux que je te dise, tu me manques dans la nuit quand je dors dans notre lit. Je roule à droite et à gauche de ce grand lit. Je cherche ta main, ta jambe, ta respiration, les battements de ton cœur. J´écoute le silence et j’essaie de m’endormir désespérément.

Tu veux que je te dise, tu me manques quand je prends ma douche le matin. Je ne peux plus m’amuser à t’arroser avec l’eau froide. Je ne peux plus entendre tes cris de surprises. Je n’ai plus tes mains qui me lavent. Je me frotte seule rapidement pour sortir au plus vite de cette douche.

Tu veux que je te dise, tu me manques quand je regarde mon téléphone. Je pouvais t’appeler n’importe quand pour te raconter n’importe quoi, pour te dire ce que je venais de voir, pour t’expliquer ce à quoi je venais de penser. Je laisse mon téléphone au fond de mon sac et j’attends qu’il sonne.

Tu veux que je te dise, tu me manques quand je passe devant tous ces lieux qui nous sont familiers. Des images de nous deux, des images de toi. Des souvenirs de nous deux, des souvenirs de toi. Parfois je pleure, parfois je me dis que tu seras bientôt à mes côtés.

Tu veux que je te dise, tu me manques quand je vois tous ces couples d’amoureux dans la rue, dans le bus, dans le restaurant, dans le café. Je ne les envie pas. Je veux juste vivre la même chose. Je veux juste que tu sois là à mes côtés.

Tu veux que je te dise, tu me manques chaque instant. Mais je sais que je serai à tes côtés dans quelques semaines. J'ai hâte.

lundi 14 janvier 2008

Un jour sans

Je te demande pardon. Je ne sais pas ce que j’avais cet après-midi quand nous nous sommes connectés sur skype. J’étais ni de bonne humeur ni de mauvaise humeur. J’étais tout simplement fatiguée et lasse de mon long week-end.

Je ne voulais pas que les choses tournent de cette façcon. Je sais que tu étais content de me parler et tu avais ton joli sourire craquant. Mais aujourd’hui, ce n’était pas mon jour. Je crois que j’ai une gastro ou une angine qui se prépare. Je ne me sens pas bien.

La discussion n’était pas déplaisante. Je ne t’aime pas moins pour autant. Simplement je n’arrivais pas à me concentrer. Je ne voulais pas parler de futilité avec toi. Oui, bien sûr ton cadeau de Noël me fait très plaisir mais je ne veux pas le placer dans toutes nos discussions.

Je te demande pardon d’avoir aussi peu agréable et d’avoir gâché le début de ta journée. Il arrive parfois des jours sans. Et aujourd’hui c’était un jour sans pour moi.

dimanche 13 janvier 2008

Le premier Nouvel An

Le 31 décembre 2001, nous nous sommes retrouvés tous les deux sur les Champs Elysées. Quelques heures plus tôt, nous étions avec mes amis puis tu n’as pas voulu finir la soirée avec eux.

Nous nous sommes promenés amoureusement sur cette belle avenue. Moi avec mes belles chaussures que tu aimes tant mais qui me font tant mal aux pieds.

Fatigués, nous avons voulu rentrer. Cachan était trop loin. Le métro et le RER fermés. Les taxis et les cafés bondés. J’avais oublié la clé de la rue des belles feuilles. Nous étions dans la rue.

Nous avons dû continuer la ballade un peu agaçés et un peu forcés. Le froid ne nous aidant pas, nous nous sommes réfugiés dans le quartier le plus chic de Paris jusqu’à 5h du matin. Le métro reprenait son service à 5h. Nous avons commencé la nouvelle année dans notre lit complètement endormis dans les bras de l’un et de l’autre.

vendredi 11 janvier 2008

Last Days in Paris

Tes derniers jours à Paris ont été comme un pèlerinage. Nous avons marché à nouveau dans les lieux qui ont connu notre premier baiser, notre premier sourire, notre première certitude, notre première dispute.

Tes derniers jours à Paris ont été comme un adieu temporaire à la ville que nous aimons tant, à la ville qui nous a vus amoureux, à la ville de nos souvenirs heureux.

Tes derniers jours à Paris ont été les plus intenses et les plus déchirants. Les heures passaient à la vitesse de la lumière. Tout devenait urgent. Des regrets m’assaillaient. Je voulais rendre tes derniers jours inoubliables et je n’ai pas pu faire tout ce que j’avais prévu de faire avec toi.

Tes derniers jours à Paris ont été les plus délicieux mais également les plus tristes. Le dernier jour, le dernier dîner, le dernier Starbucks, le dernier baiser, le dernier regard, le dernier « je t’aime ».

Mais tu reviendras a Paris.

jeudi 10 janvier 2008

Saint Valentin

Ce soir, j'ai envie de penser aux choses agréables, aux souvenirs heureux avec toi.

Je me souviens particulièrement d'une journée à Disneyland passée avec toi pour la Saint Valentin. C'était ton idée de m'emmener toute une journée au Pays de Mickey et de Minnie.

Tu étais heureux comme un petit enfant. Nous avons couru d'un manège à un autre pour augmenter les sensations de vertige et de vitesse. Plus mon coeur battait la chamade, plus je criais de plaisir: un réel paradoxe. Toi, tu t'amusais de ma frayeur. Tu riais de mes yeux qui se fermaient instinctivement dans les montagnes russes ou dans le vaisseau spatial. Je m'agripais à ton bras de toutes mes forces.

Une journée féerique du lever au coucher de soleil. Main dans la main, nous avons couru entre les manèges, entre les attractions, les boutiques, la parade, les personnages. Nos yeux ne suffisaient pas pour admirer tout.

Des photos, des souvenirs. Il y a deux images que tu aimes particulièrement de cette journée. Deux photos de moi, où je porte fièrement et malicieusement des bonnets ! Même si le soleil n'a pas vraiment daigné nous accompagner durant toute la journée, nous étions heureux. Un sourire aux lèvres que nous avons passé la Saint Valentin.

lundi 7 janvier 2008

LAX

Demain je pars pour la plus belle ville du monde et pourtant mon coeur n'est pas en fête. Le monde entier m'envie de voyager jusqu'à la ville des lumières mais moi, j'envie tous ces couples qui vivent ensemble n'importe où. J'aime Paris mais Paris sans toi, c'est une vie sans saveur et sans couleur. Ce n'est pas une vie.

Demain je prends l'avion pour Détroit puis pour Paris. Je te laisserai ici seul. C'est sans aucun doute toi le plus malheureux de nous deux mais c'est moi qui pleure comme une madelaine. C'est déjà demain le départ et pourtant je n'ai pas vu le temps passer. J'ai l'impression d'être encore en décembre.

Demain je vais devoir ravaler mes larmes devant toi pour ne pas rendre les choses difficiles mais ces adieux entre deux séjours me fendent le coeur. Je sais, les prochaines vacances sont dans six semaines et six semaines d'attentes dans une vie ne sont que des broutilles. Mais c'est long, trop long.

Je voudrais que mon vol soit annulé. Je voudrais rater mon avion. Je voudrais rester auprès de toi ici ou ailleurs mais rester avec toi pour toujours.

Demain dans les longs couloirs de LAX, mes larmes couleront. Dans la salle d'attente, je mettrai mes lunettes de soleil pour les cacher. Il pleuvra dans mon coeur et aucun soleil, même celui de L.A le réchauffera.

samedi 5 janvier 2008

Bague Cartier

Je suis une femme, une femme capricieuse et gourmande. Au lieu de t'agacer, mes défauts te plaisent. Mes caprices et ma gourmandise légendaire te font toujours sourire. Si ton visage n'est pas illuminé par un sourire alors je peux arrêter mon cirque tout de suite .

Les exemples de mes caprices sont bien trop nombreux et bien trop coûteux. Un seul me revient à l'esprit. L'épisode de la bague Cartier. L'histoire remonte il y a déjà quelques années, c'était au moment de nos uniques vacances dignes de ce nom avec deux amies. Notre avion était déjà complet et nous avons dû prendre le suivant. À la joie de partir en vacances sous le soleil et de recevoir une indemnité plutôt sympathique, nous avons accepté le vol suivant. Après un déjeuner plus gastronomique que le plateau dans l'avion, nous nous sommes promenés dans les boutiques.

Elle était là, l'objet de tous mes désirs de longue date. Mes yeux brillaient et pétillaient encore plus quand tu m'as dit qu'avec les indemnités, tu pouvais m'offrir cette jolie bague. Nous étions à deux doigts de l'acheter et je me suis ravisée. Je portais déjà une très jolie bague à la main gauche, signe de ton amour. Tu semblais déçu de ne pas assouvir mon caprice. Mais j'ai préféré ma bague de fiançailles, elle vaut bien celle que tu as failli m'offrir ce jour-là à CDG. Parce qu'elle a une histoire, parce qu'elle me lie à toi et te lie à moi.

mercredi 2 janvier 2008

Happy New Year !

Mon Amour

2008 a commencé avec le soleil pour nous deux. J'aimerais que ce soleil illumine toute cette année afin que nous soyons toujours heureux de vivre ensemble. Cette chaleur que j'espère retrouver dans ton coeur et dans celui de tous les nôtres. Aussi parce que quand il y a du soleil, tu as toujours ce sourire éclatant !

Je te souhaite et je nous souhaite tellement de choses.Mais avant tout, je voudrais te dire que je t'aime et que je suis consciente de vivre quelque chose d'unique avec toi. Je me le répète chaque matin quand je me réveille dans tes bras.


2007 a été une année d'accomplissement pour nous deux. Je souhaite que 2008 soit l'année des projets, de nos projets les plus insensés et les plus fous. J'aimerais que 2008 soit l'année des changements aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan privé. Mais des changements avec toi et non sans toi!

Je nous souhaite d'être heureux ensemble pour les 365 prochains jours malgré la distance,malgré les éventuelles disputes, malgré la fatigue, malgré tout. S'il y a bien une chose qui reste immuable en dépit de toutes ces années qui passent, c'est mon amour pour toi de plus en plus fort.

Je t'aime tellement ...