Tu viens de franchir le seuil de notre appartement,
Encore une fois.
Même si ton retour est imminent,
Je me perds parfois
Dans une incompréhension où ma raison me ment.
Pourtant mon cœur est rempli de ta douce voix.
Tu viens de monter dans le train
Seul, me laissant seule.
Comme toujours, c’est l’abandon que je crains
Et non la solitude.
Je ne voudrais jamais lâcher ta main
Même pas pour une seconde.
Le soleil se lève à peine
Tu m’as déjà quittée.
Sans bruit, à l’aube
Je te cherche en vain à mes côtés.
Ce matin, ton odeur que je hume
Est la seule chose de toi qui m’est restée.
samedi 12 avril 2008
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